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Jean-Pierre Dunal - La Voie du Soi-Regard, Eveil et Plénitude de l'Être

Qui suis-je ? Spiritualité - Connaissance de Soi - Bien-être Recherche intérieure - Éveil de la Conscience - Clairevoyance Pleinitude de l'Être

Nouvelle Vidéo !!!

Conférence du 13 janvier 2019

Le "Petit Mas" - Villeneuve Loubet


2ème partie

" Le Conditionnement, la Connaissance"

(mise en ligne le 12 mai 2019)


Nouvelle Vidéo !!!

Conférence du 13 janvier 2019

Le "Petit Mas" - Villeneuve Loubet


1ère partie

"La Conscience, une Lumière en soi"

(mise en ligne le 27 avril 2019)


(Editions Amazon)


Contact : jeanpierre.dunal@gmail.com


   Cet ouvrage vous propose de pénétrer, de façon très lucide et concrète, dans le royaume de votre dimension intérieure. L’écriture et le style sont volontairement simples et dépouillés. Les informations et les explications sont livrées telles quelles, donc pas de symboles mystérieux, pas de sous-entendus, ni de tournures alambiquées. En effet, tant d’ouvrages sont chargés de symboliques, de complications inutiles, de formules « énigmatiques » qui créent de la confusion alors, exprimer le plus simplement du monde un message, apparaît tout bonnement « Intelligent ».


   Comment mettre de l’ordre dans notre vie, dans nos idées, dans notre mental, dans notre société, sans aborder l’intérieur de notre être, sans voir clairement la nature de la Vie en soi ? Le champ de notre conscience n’est-il pas le lieu où nous vivons tous les états d’être, n’est-il pas également le lieu où se manifestent les instincts égocentriques ?


   Dans cet ouvrage, notamment au début, les observations et les regards sont portés sur le corps et les sens. Ne sommes-nous pas nés de la chair, nous, les créatures terrestres ? Commencer une introspection grâce à des observations sur ce que nous avons de plus tangible, c’est-à-dire le « corps physique », apparaît comme étant dans l’ordre des choses. Chaque perception, chaque compréhension va nous permettre d’avancer, pas à pas, sur un chemin stable et de pénétrer plus profondément dans les aspects plus subtils de notre être.


   L’auteur trace une voie, un chemin progressif et cohérent. Il s’exprime le plus simplement possible afin que même ceux et celles qui n’ont aucune référence dans le domaine spirituel, puissent suivre les thèmes qui y sont développés. Le but est que le lecteur ou la lectrice puisse saisir un fil conducteur et réaliser sa propre introspection, son propre chemin intérieur. C’est pour cette raison que vous êtes invités très souvent à vérifier par vous-même ce qui est avancé dans les thèmes abordés. 


   Vous constaterez, au fur et à mesure de la lecture, que ce sont les « marches », les « étages » de votre propre édifice intérieur que vous gravissez, à savoir : le corps, les sens, leurs relations avec les éléments de la nature, la conscience sensorielle, notre champ émotionnel, sentimental, l’univers mental, celui de l’intellect et des pensées, l’esprit, l’âme, pour en arriver à aborder ce que nous percevons en nous comme la « Source » même de notre existence, ce que certains appellent le « Soi », « l’Être » ou bien encore « Dieu ».

Tels les rayons du soleil qui percent et traversent l’épaisse couche nuageuse, l’Absolu pénètre le champ de notre conscience par son rayonnement. Cela se produit lorsque nous méditons et observons silencieusement les états d’être en nous.   Photo Jeff


Extraits du livre :


1) « Qu’est-ce que penser ? »

   On dit de l'homme qu'il est un « être pensant ». Êtes-vous d'accord avec cette définition ? Je pense que vous l'êtes. Voyez comme, dès le matin, sitôt les yeux ouverts, les pensées surgissent du profond silence dans lequel nous étions plongés. Nous les ressentons presque comme des intruses. Parfois nous pestons contre cette agitation soudaine, car nous aimerions tellement prolonger, encore un peu, ce moment de quiétude.


   Où étions-nous avant de prendre conscience du plan physique ? Nous ne le savons pas vraiment car aucun souvenir ne s’est gravé dans notre cerveau physique. Mais ce que nous savons, c'est que nous étions heureux, dans la paix et bien au chaud, comme dans le ventre de notre mère. Nous étions en fait dans les bras d’une Présence bienheureuse, une Présence que l’on pourrait qualifier de Divine. C'est cette impression profonde et quasi palpable que nous gardons de cet instant qui précède le réveil. Alors, nous devons maintenant nous poser des questions sur cet élément « perturbateur » qui produit tant d'agitation au sein du mental. Je veux parler ici de la faculté de « penser ».


Qu'est-ce que penser ?

   Penser, c'est parler en soi, c'est projeter des images en soi. Lorsque nous pensons, nous parlons. Essayez de penser sans parler en vous, vous ne le pourrez pas.


   Penser, c'est l'action même de parler en soi. C'est le mouvement de l'enchaînement des mots en nous qui crée notre champ psychologique, l’univers de nos réflexions, de notre imagination, de nos sentiments. Nous vivons et éprouvons ce que nous pensons. C'est cela que nous appelons le « champ psychologique », ou bien encore les « sentiments ».


   Ceux qui affirment qu'il est difficile de définir ce qu'est la faculté de « penser » ne voient tout simplement pas le phénomène en eux. C'est toujours difficile d'expliquer ou de définir une chose simplement lorsqu'il n'y a pas de lumière en soi.


  Penser, c'est parler et projeter des images en soi. Mais observez bien ceci: nous n'avons ni cordes vocales, ni oreilles à l'intérieur de nous et cependant nous parlons et entendons ce que nous disons. Nous n'avons pas non plus d'œil physique pour voir les images que nous projetons et cependant nous les voyons. Il est donc possible de voir, d’entendre, de parler sur un autre plan que celui de notre corps physique. Mais alors, qui voit les images que nous projetons et qui entend les mots en nous ? C’est la Conscience elle-même.


   Sur le plan physique, nous affirmons que c’est un « moi » qui voit, entend, ressent et vit les choses, car nous sommes identifiés au corps physique. En réalité, c’est toujours la Conscience et rien d’autre que la Conscience qui est le champ de vie où tout état d’être est vécu.  


   Nous ne voyons pas et n'entendons pas ce que pense notre voisin, car il évolue sur le plan mental, un champ de conscience imperceptible à nos sens physiques. Lorsque nous pensons, nous nous trouvons dans l’univers de notre mental, un plan parallèle au monde physique. Lorsque nous observons notre mental, il nous apparaît comme « superposé » au monde physique.


   Voyez bien ceci, le monde physique semble comme « figé » dans la matière, alors que notre univers mental est toujours en mouvement. En effet, nous pouvons, grâce à nos pensées, créer et imaginer instantanément les situations les plus invraisemblables.  

Le poisson pris dans les mailles du mental. Photo J.P. Dunal


  Ceux que nous appelons les « fous » sont des individus qui, la plupart du temps, ont perdu pied dans le monde physique et se sont réfugiés dans leur monde mental. Quelles sont les raisons de cette fuite désespérée ? Les causes sont généralement dues à de grandes souffrances psychologiques, des situations complexes, des problèmes « inextricables » rencontrés dans la cellule familiale, dans leur monde relationnel et social.    


   Ceux qui pensent que les univers parallèles, les mondes invisibles ne peuvent exister en dehors du monde physique, feraient bien de revoir leur point de vue. Le simple fait de constater qu'en nous, nous avons la possibilité de voir, de parler, d’entendre, de raisonner, de ressentir, sans avoir recours à nos sens, à nos perceptions sensorielles, nous prouve que notre mental est un univers parallèle en lui-même. Il est important que chacun, chacune observe et étudie sérieusement ce phénomène vivant en eux.  


   Soyez le Témoin du mouvement de vos pensées. Voyez comme l’enchaînement des mots en vous n'a pas de fin et comme il vous entraîne inexorablement dans un monde imaginaire. Penser est pareil aux « chants des sirènes ». Cette faculté vous plonge dans les abysses d'un océan sans fond et obscur, celui du mental.


   Lorsque nous pensons, il est important de ne pas penser n’importe quoi et de garder de la distance vis-à-vis de nos pensées. En effet, ce que nous pensons nous le vivons, nous l’éprouvons et les idées que nous émettons s’enregistrent dans notre mental. Nous finissons par croire que nos idées sont la vérité.


   Si nous pensons faussement, nous évoluerons dans un monde qui contient en lui-même des erreurs. Toutes nos déductions, toutes nos réflexions, toutes nos images mentales et sentiments contiendront en eux-mêmes ces erreurs et nous vivrons fatalement dans le chaos, le désordre et la souffrance.

Photo Jeff

2) « Qu’est-ce que penser ? » (suite)

   Ce que nous pensons, nous le vivons. Les pensées (le son, les mots) font vibrer un espace sensible, un champ émotionnel en nous. Tel le violoniste qui fait vibrer les cordes de son instrument dans l’espace physique, les mots que nous prononçons en nous font jaillir des vibrations émotionnelles, les sentiments. Si nous pensons à des personnes que nous connaissons, des proches, nos enfants, des parents, des amis, nous ressentirons des états sensibles, des sentiments. C’est au sein d’un espace sensible, c’est-à-dire le champ de notre âme, que se manifestent les sentiments. Nous les ressentons jusque dans notre corps physique.


   Des structures de mémoire se construisent dans notre mental. Ce sont elles qui forment, en quelque sorte, les « cordes » qui se mettent à vibrer dès lors qu’elles sont touchées par les mots qui sont le « positif ». Les structures de mémoire, elles, sont de nature « Passive-réceptive ».


   Si vous ne pensez plus à un sujet en particulier, il tombera petit à petit dans l’oubli, car la source d’énergie que lui procure le « Son » (les mots), est son unique moyen de « survivre » dans le champ mental.


   Ce que nous pensons, nous le vivons et ce que nous vivons en nous, dans le champ de la Conscience, est UN et « Triple » de nature : Lucide, Sensible et Intense.


   Tant que nous ne comprendrons pas clairement la nature de nos pensées, la nature du son, des mots et leurs effets en nous, tant que nous ne verrons pas la juste place du mental dans le champ de la Vie, nous resterons éternellement soumis aux pouvoirs et aux forces que le mental exerce sur nous.


Voyez bien ceci : sitôt que nous pensons, le « moi » apparaît. Il est toujours en  arrière-plan, comme caché, en embuscade derrière chacune de nos pensées. Voyez en vous comme la notion de « moi » est très présente lorsque vous parlez, lorsque vous pensez.


  Le mot « personne » veut dire: qui est par le son. Le son est le support du « moi » par excellence. Dès que nous cessons de penser, le « moi » semble diminuer en intensité, pour disparaître complètement. Si par exemple, nous sommes dans une totale contemplation, ou bien si nous sommes absorbés dans un travail, la notion de « moi » disparaît.


  Lorsque nous nous donnons entièrement à une activité, un travail ou une occupation quelconque, le « moi » est « oublié » et ne se trouve plus contenu dans le champ de la conscience. Cependant, nous existons toujours et sommes toujours conscients.

   La Conscience ne dépend pas du « moi », mais le « moi », lui, dépend de la Conscience. Nous devons être conscients pour ressentir et affirmer notre « moi » et pour cela nous devons parler, penser. Le « moi » ne supporte pas le silence car en lui, il se dissout. Lorsque nous cessons de parler, de penser nous entrons dans un profond silence et dans une dimension beaucoup plus vaste et bienheureuse de la Vie. Si nous nous demandons alors où est le « moi », nous ne percevons plus sa présence, cependant la Conscience demeure.

Découvrir l’Être pur et Réel en soi

Photo J.P. Dunal


  Nos pensées ont un impact sur notre corps physique. Si nous sommes en proie à des pensées négatives récurrentes telles des peurs, des angoisses, du stress, des sentiments de haine, des rejets de l'autre, cela crée des blocages au niveau des centres énergétiques, les chakras. Nous brisons l’harmonie, l’équilibre naturel de notre corps physique. En rejetant et en haïssant les autres, bien que cela soit devenu dans certains milieux un phénomène de mode, nous nous détruisons et nous nous empoisonnons nous-mêmes.


   Chacune de nos pensées, chacun de nos sentiments génère dans notre corps physique des substances chimiques qui se révèlent être de véritables poisons qui agissent irrémédiablement sur l'organisme. Les cancers et autres maladies graves, de plus en plus fréquentes, sont les effets de cet empoisonnement provoqué par les pensées égocentriques, par les sentiments acides et acerbes que nous manifestons et éprouvons à longueur de temps et que notre pauvre corps subit, bien malgré lui.


   L'humanité s'asphyxie elle-même, elle meurt et s’autodétruit à cause de la pollution qu’elle répand à la surface du globe terrestre. Mais elle succombe également de « l'intérieur », empoisonnée par les substances chimiques nocives qui se déversent dans les organismes dès lors que nous sommes sous l’emprise d’instincts violents et que nous pensons égocentriquement.

   La pollution extérieure est directement liée à la pollution psychologique-mentale intérieure.

La mouette qui profite des vents ascendants remonte dans le ciel sans effort apparent,

mais elle doit néanmoins battre des ailes à intervalles réguliers

si elle veut maintenir son vol et ne pas finir noyée dans l’océan. Photo Jeff


3) L’Attente

   Nous attendons beaucoup de la vie et nous attendons souvent dans notre vie. Nous mettons beaucoup d'espoir dans nos projets et nous attendons beaucoup des autres, du « monde extérieur ». Nous attendons. Nous attendons, encore et encore.


   Le mot « attente » fait référence à une notion de « temps », une notion mentale basée sur le mouvement et l’espace. Dans x temps je vivrai tel évènement, je rencontrerai telle personne, je vivrai un bonheur. Dans le mot « attente » il y a le mot « temps ». Lorsque nous attendons, nous avons un but, un objectif, nous avons un objet ou une personne en tête. On peut observer une division à l’origine de l’attente : « moi » et le but à atteindre dans un futur. Nous projetons dans notre mental une image dans un espace, cela nous est facile. Mais, il nous faut ensuite traverser l’espace physique pour atteindre l’objet en question et le posséder. Alors, nous mettons en œuvre beaucoup d’énergie pour atteindre notre but et pendant ce temps, nous attendons que la chose arrive.


      Le sentiment d’attendre est une somme de concepts de l’Esprit que nous vivons sous forme de ressenti, dans le champ de notre Âme et nous appelons cet état, le « sentiment ». Lorsque nous n’y pensons plus, le sentiment disparaît. 


   Nous sommes des champions de l'attente. Lorsque nous désirons une chose, cela prend un certain temps avant de l’obtenir, et parfois même nous ne l’obtenons jamais, alors pour patienter, nous rêvons. Plus nous rêvons et plus nous nous impatientons, et plus nous nous impatientons et plus l'attente devient lourde à porter. Plus nous y pensons, plus les désirs nous tiennent en haleine et s'intensifient. Ils font des humains les êtres les plus frustrés de la planète, des mendiants qui attendent une obole.  

L’attente est un sentiment de vide éprouvé lorsque nous pensons au passé. Nous souhaiterions vivre à nouveau les moments d’union avec « l’autre » car alors nous nous sentions pleinement comblés.

Photo Jeff                                                              


  Lorsque nous sommes dans l'attente, c'est comme si nous disions : « J'attends l’objet de mon bonheur et quand je l’aurai je serai enfin heureux. » Ne pourrions-nous pas être pleinement et totalement comblés, « Maintenant », à chaque seconde, sans subir la frustration que produit l’attente en nous ?


   La vie a-t-elle du sens si nous demeurons continuellement dans l'attente ?


   Qu'est-ce que « l'attente » ? Qu'attendons-nous réellement et qui est dans l'attente ? Nous devons très sérieusement nous poser ces questions.

   Dans le passé, nous avons vécu des expériences, nous les avons appréciées et définies, en « agréable » ou en « désagréable », en « bon » ou en « mauvais ». Aujourd’hui, nous avons des images en tête et nous disons : « Demain, je posséderai à nouveau ces choses, celles que j'ai tant aimées hier. ». C’est alors que nous créons le « désir », nous conceptualisons le temps et l'espoir d'un lendemain, d'un futur ; alors nous sommes dans l'attente.   


   Sommes-nous véritablement et profondément comblés lorsque, parfois, nous atteignons l'un de nos buts ? Et cela nous permet-il de vivre un réel bonheur qui nous équilibre et nous stabilise vraiment ? Il est évident que non. Les plaisirs sensoriels sont tels des soufflets, ils montent en intensité, atteignent une apogée et retombent tout aussi vite. Quant aux sentiments, bien qu’ils durent en général plus longtemps, ils se transforment, changent avec le temps et parfois même s’éteignent soudainement. Nombreuses sont les personnes qui, après des expériences malheureuses, sombrent dans de profondes dépressions, sans avoir réellement compris ce qui leur arrivait. Nous tentons vainement de construire notre vie sur des aspects instables de la vie. Cela nous devons le réaliser très clairement.


   Nous sommes à la merci des évènements, des personnes, lorsque nous demeurons dans le désir, dans l’attente du monde extérieur. Nous ne pouvons rien attendre de plus que ce que nous connaissons déjà. C'est donc notre mental, notre mémoire qui est le véritable terrain de nos désirs et de nos attentes, c’est pour cette raison que nous vieillissons prématurément et que les instants de notre vie perdent toute saveur.


  Bien souvent nous prenons conscience de la vie étroite et mécanique que nous menons. Alors, un peu dépités, nous nous demandons à quoi rime ce manège, à quoi riment ces espoirs et ces attentes. Nous nous demandons également comment nous pourrions nous dégager des mailles du temps, de ce sentiment d’attendre, si pesant, et parfois même oppressant. Eh bien, prenez conscience de ce que vous vivez dans l’instant, soyez dans l’Eveil, étudiez les phénomènes en vous jusqu’à ce qu’une totale lucidité vous dévoile la nature des choses. Alors, les pensées, les états d’âme, les sentiments, telle « l’attente », disparaîtrons comme par enchantement. Pourquoi cela, me direz-vous ? Parce qu’ils ne sont que des reflets dans le champ de l’Âme et non l’Âme Elle-même. Ils ne sont pas la « Réalité ».

L’ange dort dans les bras du Divin et de la Nature.  Photo J. P.Dunal

  Entrez en relation avec votre « Source », l’Être Réel en vous, laissez son rayonnement pénétrer votre être tout entier et soyez totalement comblé par son amour. Sans en avoir véritablement conscience, c’est son amour que vous réclamez sans cesse, c’est Lui que vous attendez depuis la nuit des temps. Il est essentiel que nous réalisions que c’est « Lui » la Source de l’Amour, ainsi nous ne vivrons plus jamais dans l’attente.


Introduction du livre « La Voie du Soi-Regard. »

L’information est une aide ou un abîme…


  Si vous acceptez une information telle quelle, juste ou fausse, elle vous conduira dans l’abîme d’un connu sans vie, celui de la mémoire, celui de l’intellect… Vérifier et examiner attentivement en vous ce que vous lisez, c’est mettre en œuvre le processus de la « Méditation », c’est insuffler la Vie au message que vous recevez.


   Seule l’expérience vivante apporte les fruits précieux de la Vie, ceux qui élargissent véritablement le Cœur et l’Esprit…


   Tout ce qui est écrit et affirmé dans ce livre est de l’information, tant que cela n’est pas vérifié par soi-même.


   L’information vient de l’extérieur. Elle peut être juste ou fausse, elle reste néanmoins extérieure et n’est que du « rapporté ».


   Vérifier en soi, voir par soi-même est un processus intérieur.


   Vérifier, c’est porter un regard, porter une attention, c’est un acte méditatif au cours duquel la Conscience, une Lumière, une Energie est mise en éveil en soi. C’est en voyant par vous-même que vous saurez ensuite si vous êtes d’accord ou pas avec l’auteur…


   C’est seulement après vérification que l’information prend toute sa valeur en termes « d’aide apportée »…


   Que vous soyez d’accord, ou pas, avec les propos du livre, il restera néanmoins que vous aurez parcouru en vous un chemin. N’est-ce pas là l’essentiel ?


   La Vérité ne nous demande pas notre avis, elle s’impose à ceux et celles qui la voient telle qu’Elle est : un ensemble d’évidences, de faits, de Lois propres à la Vie elle-même.

L’enfant (le pur esprit) et la statue (le mental) : face à face - PhotoJ.P. Dunal


   Nous avons pris conscience du monde qui nous entoure grâce à nos sens, mais également et surtout, grâce à une lumière en nous que nous appelons la « Conscience ». La voie du « Soi-Regard » consiste à prendre conscience de notre dimension intérieure, le lieu où tout état d’être est vécu.


   Pourquoi prendre conscience de notre « univers intérieur » ? Afin de découvrir la Vie en nous telle qu’elle est dans sa nature. Afin, également, de comprendre les causes de nos conflits et de nos troubles. Les expériences que nous faisons et vivons au quotidien, ne peuvent rester des expériences obscures, sans lumière, sans compréhension. Si nous ne portons aucun regard en nous, si aucune lumière ne vient éclairer notre dimension intérieure, aucun changement n’aura lieu. C’est la Lumière qui transforme toute chose, tant sur le plan physique que sur le plan de l’Âme et de l’Esprit, ainsi que sur le plan spirituel lui-même. Les belles paroles et les citations spirituelles, aussi profondes soient-elles, ne peuvent transformer à elles seules les structures égocentriques profondes d’un individu. L’individu doit lui-même s’impliquer dans l’action du « soi-regard », dans l’action de « Prendre Conscience ».    


   Nous avons le pouvoir de « prendre conscience » et c’est un centre lucide en nous que nous appelons l’Esprit ou bien encore le « Témoin » qui permet cela. Dès que nous voulons découvrir ou étudier une chose, quelle qu’elle soit, le centre spécifique de l’Esprit entre en jeu. Nous sentons une énergie se centraliser plus ou moins intensément au niveau du cerveau. Certes, l’Esprit se trouve sur un autre plan que le cerveau physique, mais il réside, tout comme le cerveau, au sommet de notre être. C’est grâce au centre de l’Esprit que nous prenons lucidement conscience, mais c’est grâce à l’âme que nous prenons sensiblement conscience.


Photo Jeff


   L’écriture est le support physique qui va nous aider dans nos méditations. Un papier, un crayon et un endroit au calme, c’est tout ce dont nous avons besoin. Le fait d’écrire ce que nous observons en nous, évite la dispersion. L’action d’écrire met en œuvre une énergie physique qui participe à la méditation elle-même. Elle évite également d’être emporté par le mouvement mécanique puissant de nos pensées, celui de notre mental. Nous pourrons alors, en nous relisant, le lendemain, le surlendemain, nous rendre compte que notre regard sur les divers aspects observés, s’est clarifié et qu’il a pris de la profondeur. Evidemment nous pouvons ne pas écrire si cela ne vient pas naturellement, mais il est dommage de ne pas se servir de ces outils que sont l’intellect et l’écriture. En effet, il est important que nous « imprimions » également sur le plan physique les fruits de nos méditations.


   Nous avons besoin d’un accompagnement, surtout au début. Que cela se fasse par le biais de livres ou d’une personne, cela reste une nécessité. Une personne, seule dans son coin, ne peut espérer avancer dans ce domaine, sans qu’aucune aide, sans qu’aucune « clé » ne lui soit remise. L’adolescent que j’étais, un peu perdu dans ce monde, n’aurait jamais pu accomplir de chemin intérieur sans aucun accompagnement. C’est d’ailleurs tout aussi valable pour les domaines que nous expérimentons dans le monde social. L’aide est essentielle.


Qui aide l’autre à marcher, la petite fille ou le paon ?Photo J.P. Dunal



   La Vie est un éternel échange entre les êtres, les créatures et la Nature, les uns participant à la vie des autres, les uns aidant les autres, les uns se déversant dans les autres. Mais, ceux qui reçoivent de l’aide, en offrent naturellement à ceux qui en donnent. En effet, en aidant par nos actions, notre savoir ou notre lumière intérieure, nous nous déversons et créons un « vide » en nous, un vaste espace. C’est ainsi que nous sommes à même de recevoir encore plus de lumière, grâce à ce « Vide », grâce à cet « Espace ». Nous parlons ici des Lois du « Vide » et du « Plein », des Lois « Universelles » qui permettent à tous et à toutes l’élargissement des consciences. Ceux qui gardent égoïstement leur savoir, les fruits de leurs expériences, s’enterrent vivants. Ils macèrent dans leur propre jus et finissent par pourrir. Ceux qui connaissent et comprennent les Lois du « Vide » et du « Plein » sont naturellement « Généreux ». Ils offrent dans la joie les fruits de leur récolte et vivent dans le bonheur d’offrir et de partager.


   Les âmes généreuses reçoivent naturellement la lumière et la joie qui l’accompagne, les êtres égoïstes vivent dans les ténèbres, dans l’étroitesse de leur mental et les angoisses du cœur.


   En profitant des efforts des autres, de leur avancée, de leur lumière, nous avançons nous-mêmes plus vite. C’est ainsi dans tous les domaines. Mais qu’est-ce qu’une aide extérieure peut nous apporter si nous ne nous impliquons pas nous-mêmes ? Si nous ne mettons pas en œuvre nos propres facultés, notre énergie, si nous ne réalisons pas notre propre introspection, portés par une volonté ferme et soutenue ?


   Certaines personnes attendent le « Sauveur », le « Messie » en pensant qu’il réglera leurs problèmes existentiels dès qu’il apparaîtra. Cette idée est bien puérile. De grands êtres sont déjà venus sur terre pour délivrer leurs messages et bien souvent au péril de leur vie. Cela a-t-il changé le monde et la nature humaine pour autant ? Nous pouvons répondre que, certes cela a influencé l’évolution humaine dans une certaine mesure, mais il est évident que le plus grand nombre reste soumis aux puissances égocentriques et que le chaos règne toujours en maître sur terre. Bien que nous soyons parfois accompagnés sur le chemin, comme cela a été mon cas et le cas de quelques amis, chacun doit faire l’effort d’ouvrir sa conscience par lui-même et de porter ses propres regards vers sa dimension intérieure.


Photo Jeff


   Le « Soi-Regard » s’apparente aux yogas que nous connaissons, mais il n’est pas, comme ces derniers, une « technique appliquée ». « Prendre conscience », éclairer ce qui est obscur et qui semble impénétrable en soi est un pouvoir naturel, un processus naturel de la Conscience. Une poule, un chien, un homme qui souhaite découvrir quelque chose d’inconnu, manifeste naturellement ce pouvoir intérieur qui consiste à « Prendre Conscience ».    


   Le point de départ de la voie du « Soi-Regard » repose sur une observation des sens et du corps. C’est en s’appuyant sur notre base sensorielle tangible que nous pourrons pénétrer les aspects plus intangibles que sont le mental, les pensées, les sentiments, l’émotionnel, les idées, les concepts etc... Notre base sensorielle est incontournable car elle est le « socle », la première marche de notre évolution, celle sur laquelle notre conscience s’est appuyée, afin de faire évoluer les autres aspects de notre être. Nous avons tous été des petits bébés, nous avons grandi et évolué dans ce monde, grâce aux fruits de nos expériences sensorielles.


   Si nous observons, si nous sommes en éveil et étudions le plus simplement du monde les sens, ils vont nous révéler bien des aspects de la Vie et notamment des Lois fondamentales. Ceci est un des messages importants de la voie du « Soi-Regard. ». Ces Lois sont d’autant plus évidentes qu’elles sont facilement observables et vérifiables par tous et toutes, dès lors que nous portons notre attention.